Runewars, test du jeu

Bonjour à tous,

J’ai testé Runewars, le jeu de bataille de masse avec figurines de chez FFG, et après une d’une demi-douzaine de parties, voici un petit retour critique.

Photos d’une de nos parties – à noter que nous n’utilisons que le matériel fourni dans la boîte de base à l’exception du tapis qui vient de chez Deepcut Studio.

Tout d’abord, il faut bien admettre que le jeu est rapide, une partie de 100 points se jouant en 1h. Les cartes d’objectif et de déploiement ainsi que le système de choix des éléments de décor permettent une mise en place rapide et un bon renouvellement de l’expérience.

Cadran d’ordre de la cavalerie

Le ressort principal de la mécanique vient de l’utilisation des cadrans d’ordre. Comme pour X-Wing (du même éditeur), vous prenez vos décisions à l’aide de ces cadrans et en aveugle, sans savoir ce que l’adversaire va faire. Puis les unités s’activent de manière alternée suivant l’initiative de leur action.

Et oui, on parle bien de l’initiative associée à chaque action et pas du tout de l’initiative de l’unité et c’est un des intérêts majeurs du jeu par rapport à X-Wing. Vos choix détermineront la rapidité et la chronologie des actions et ce n’est en aucun cas constant et figé dans le marbre.

En gros et en simplifiant, plus l’action choisie (« roue » gauche de votre cadran) sera potentiellement efficace et améliorable (par la « roue » droite) plus l’unité agira tardivement. De plus, chaque unité est bien sûr plus ou moins à l’aise avec certaines actions, ce qui est reflété par des combinaisons de couleurs sur le cadran et des scores d’initiative très variables. La cavalerie pourra booster un mouvement en ligne droite de façon très précoce mais à la moindre manœuvre, l’unité sera reléguée en fin de tour, ce qui peut faire mal, très mal. Et pour une autre unité, cela pourra être l’inverse (un monstre par exemple). En fait, vous passerez votre partie à optimiser votre cadran, suivant la position de votre unité sur la table et ce à quoi elle est exposée. Tout ça, sans savoir ce que fera l’adversaire. Et avec cette mécanique simple et nerveuse, on tient là un jeu toujours tendu, rapide et qui n’a besoin que de très peu de décors ou de narration pour être addictif. Vous serez davantage récompensé ou puni pour vos choix que par vos dés (même si il y en a mais les relances, les dés supplémentaires suivant les positions avantageuses orienteront l’aléatoire en votre faveur).

Dernier ressort, mais pas des moindres, la magie qui est gérée de manière fort simple : cinq runes jetées en début de chaque tour débloquent des capacités magiques selon les symboles dévoilés et que vous pourrez appliquer à bon escient lorsque vous activerez l’unité concernée. Comment savoir si l’unité peut en bénéficier ? C’est très simple : ou bien le symbole est présent sur la carte de l’unité avec la description d’une capacité ou bien il apparaît sur un des cadrans d’action et est associé à une action qu’il va renforcer. On a rarement vu plus simple. Dans la boîte de base seules deux unités sont magiques : le golem des runes (déplacement et protection) et les réanimés (qui peuvent ressusciter). Notez que deux boîtes de renforts sont déjà sorties dans le commerce et permettent de rajouter un mage à ses troupes. Nul doute qu’ils donneront toute son importance à cette mécanique.

A noter également que le système de décor en 2d (des tuiles quoi) est particulièrement appréciable. Finies les prises de tête avec vos rangs d’archers qui se vautrent sur vos fameuses collines polystyrène pas sexys et super encombrantes. Ici les tuiles sont fort belles (ce qui n’est pas le cas chez tous les éditeurs, loin de là), bien pensées en terme de jeu et pratiques. A noter que certains renforts sont vendus avec une tuile de décor et ses règles, ce qui à mon sens est assez inédit dans le domaine et génial d’un point de vue commercial. Bien sûr, rien ne vous empêche de fabriquer vos propres décors en 3d.

Un seul point noir peut-être, les figurines sont certes très jolies mais le plastique est un peu mou pour les piquiers dont le manche de l’arme se tord parfois pas mal. Apparemment FFG n’a pas plus résolu le problème que Cmon ou Monolith. Appliquer les figurines sous une eau très chaude devrait néanmoins résoudre en partie le problème

Merci de m’avoir lu. D’ailleurs pour vous récompenser d’être allé jusqu’au bout, quelques photos qui démontrent que non la high fantasy ce n’est pas complètement naze.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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